
L’arrivée des pharmacien(ne)s dans les GMF et l’élargissement de leur pratique a ouvert de nouvelles possibilités de collaboration interprofessionnelle pour améliorer l’usage des médicaments. L’implication des pharmacien(ne)s permet entre autres de réévaluer la médication des patient(e)s pour identifier les médicaments inappropriés et optimiser le traitement. En outre, elle permet de réduire le fardeau du traitement, de diminuer les risques associés aux médicaments inappropriés et de maintenir la qualité de vie des patient(e)s. Le projet GPS vise à évaluer cette réorganisation des soins pour optimiser la pharmacothérapie des aîné(e)s en évaluation cognitive ou nouvellement atteint(e)s de troubles neurocognitifs majeurs (TNCM) vivant à domicile. Les aîné(e)s de 65 ans et plus inclus(es) dans le projet sont ceux suivi(e)s dans l’un des GMF participant et ayant récemment reçu un diagnostic de TNCM ou qui étaient en évaluation cognitive . L’étude GPS vise à comparer un groupe composé de 200 aîné(e)s, pour lesquels des pharmacien(ne)s formé(e)s à ces pratiques réalisent des interventions et les suivent durant 6 mois (groupe intervention), à un groupe de 200 aîné(e)s recevant les soins habituels (groupe contrôle). Des questionnaires sur la qualité de vie, le fardeau du traitement et la satisfaction à l’égard des soins (EQ-5D-5L, MTBQ-F, PESQ) ont été administrés à l’ensemble des participant(e)s en début et en fin de suivi. En comparant les résultats de ces questionnaires et les médicaments de ces patient(e)s (groupe intervention) et ceux du groupe contrôle, avant et 6 mois après le début de l’intervention, il sera possible d’évaluer l’efficacité de la réorganisation des soins dans ces GMF. Un questionnaire ainsi que des entrevues avec les professionnel(le)s de la santé des GMF impliqué(e)s ont également été réalisés pour évaluer leur satisfaction concernant cette nouvelle organisation.
Adapter le modèle d’intervention testé en SLD aux GMF et aux SAD (Direction du soutien à l’autonomie des personnes âgées (SAPA).
Améliorer la pharmacothérapie des aînés atteints de TNCM vivant à domicile, afin de diminuer les effets indésirables graves d’une pharmacothérapie inadéquate et ses conséquences, pour ralentir ultimement le déclin fonctionnel et la perte d’autonomie.
En attendant les résultats finaux, des données préliminaires ont déjà fait l’objet de présentations dans des congrès scientifiques et de publications dans des revues spécialisées :